La longue histoire de l’humanité et des migrations

6ème – Histoire – Thème 1

Australopithecus, Homo habilis, Homo erectus, Homo naledi … (ici, reconstitués par la plasticienne Élisabeth Daynès) forment avec notre espèce, Homo sapiens, la lignée humaine (source : https://www.science-et-vie.com/science-et-culture/sur-la-trace-de-nos-ancetres-47436)

Sommaire :

Introduction : qu’est-ce que la Préhistoire ?
Chapitre 1 : Les débuts de l’humanité : le Paléolithique
I. Les premiers humains
II. Les humains peuplent la terre
III. L’invention de l’art
Conclusion

Introduction : Qu’est-ce que la Préhistoire ?

La Préhistoire est une période qui commence avec l’apparition des premiers êtres humains, 3 millions d’années avant notre ère et qui finit avec l’invention de l’écriture, vers 3 000 ans avant notre ère.

La Préhistoire est la période la plus longue de l’humanité : elle dure 3 millions d’années.

L’histoire est la science qui étudie les récits du passé depuis l’invention de l’écriture. La Préhistoire, c’est ce qu’il y a avant l’histoire, avant l’écriture, et qu’on ne connaît que grâce à des traces archéologiques (traces du passé préservées dans le sol).

La naissance de Jésus Christ a été choisie pour marquer le début de l’ère chrétienne (« notre ère ») et distinguer cette période de ce qu’il y avait avant; c’est un point de repère dans le calendrier comme dans presque toutes les frises chronologiques.

Capture d’écran extraite du documentaire « 33, la crucifixion de Jésus », Quand l’histoire fait fate, Arte,

On divise traditionnellement la Préhistoire en deux sous-périodes :

  • le Paléolithique (3 millions d’années av. n. è-10 000 av. n. è environ) : l’âge de la pierre taillée. Le mot signifie vieille pierre en grec (les scientifiques ont longtemps parlé latin et grec, c’est pourquoi beaucoup de termes scientifiques ou savants sont d’origine grec ou latine). A cette période, les hommes sont des chasseurs-cueilleurs nomades.
  • et le Néolithique (10 000-3 000 av. n. è. environ) : l’âge de la pierre polie, la « nouvelle pierre » en grec (néolithos), période pendant laquelle l’homme développe l’agriculture et se sédentarise (il se fixe à un endroit et construit des villages).

Les paléontologues distingue parfois une troisième période : le Mésolithique (12 000 à 6 ou 8 000 av. n. è.) pour être plus précis et bien montrer que le passage d’une période à une autre a été long et progressif.

Un peu moins de 200 fossiles permettent de reconstituer l’histoire des débuts du genre Homo. Les plus anciens fossiles appartenant au genre homo ont été retrouvés en Afrique de l’Est : ils ont entre 2,8 millions d’années et 1, 4 millions d’années. C’est pourquoi on dit que le genre humain apparaît il y a 3 millions d’années et que la Préhistoire commence à cette date.

Aujourd’hui, les scientifiques sont capables d’identifier de l’ADN préhistorique dans les sédiments : l’étude des fossiles permet de reconstituer les débuts de l’humanité et même de remonter plus loin !

Repères chronologiques essentiels :

  • Durée de la Préhistoire : plus de 3 millions d’années (la période la plus longue de l’humanité).
  • La sédentarisation (fixation des hommes à un endroit) et les débuts de l’agriculture à partir de 8000 avant notre ère.
  • L’apparition des premières écritures en Mésopotamie vers 3 000 avant notre ère.

Définitions à connaître :

  • Humanité : ensemble des êtres humains qui descendent du genre Homo.
  • Migrations : déplacements d’une population
  • Archéologie : science qui essaye de reconstituer l’histoire de l’humanité à partir des vestiges et des traces du passé conservées dans le sol.
  • Fossile : trace de vie préservée dans la roche.
  • ADN : information génétique d’un être vivant contenue dans ses cellules.
  • Sédiments : matériaux transportés par le vent, l’eau ou la glace qui se sont déposés au sol.

Chapitre 1 : Les débuts de l’humanité
Le Paléolithique

I. Les premiers êtres humains

Comment les premiers êtres humains se sont-ils progressivement différenciés des autres animaux ?

Le Paléolithique (l’époque de la « pierre taillée ») est la période la plus longue de la Préhistoire. Elle commence avec l’apparition du genre Homo et s’achève vers 12 000 av. n. è.

Les chimpanzés, les australopithèques et les hommes apparaissent sur le continent africain, 50 millions d’années avant notre ère. C’est pourquoi l’Afrique est surnommée « le berceau de l’humanité ». Entre 10 et 7 millions d’années av. n. è., les primates se différencient en deux rameaux, deux espèces différentes: les grands singes (les paninés) et la lignée propre à l’Homme (les hominines).

Le chimpanzé et le bonobo sont nos plus proches cousins mais nous ne sommes pas du tout de la même espèce !

Définitions :

  • Espèce : ensemble d’individus qui peuvent se reproduire entre eux.
  • Genre : ensemble d’espèces qui se ressemblent et qui ont un ancêtre commun, mais qui ne peuvent pas se reproduire entre elles.

Les plus anciens hominines connus sont Toumaï et Lucy.

La première espèce humaine est appelée Homo habilis. L’apparition du genre homo correspond à une pratique presque exclusive de la bipédie, à un perfectionnement de la main, permettant la fabrication d’outils, à la consommation de viande et à une augmentation de la capacité cérébrale.

Ces changements qui donnent les principales caractéristiques propres à l’espèce humaine résultent de l’adaptation des hominidés à un changement climatique : la sécheresse entraîne une diversification de l’alimentation et contraint à l’élaboration de stratégies pour échapper aux prédateurs.

Le premier genre humain a été appelé Homo habilis, « l’homme habile » car il fabrique des outils en pierre, dont on longtemps cru qu’il étaient les premiers au monde. Cependant, la découverte annoncée au printemps 2015, à l’est du Kenu, des restes d’un atelier de taille de pierre remontant à 3,3 millions d’années indiquerait que la fabrication d’outils précède le genre homo.
Une vingtaine d’espèces d’Homo ont existé et disparu. Seul Homo sapiens (« l’homme sage »), a survécu : c’est notre ancêtre direct. On parle parfois d’Homo sapiens sapiens car notre squelette a évolué avec le temps mais cette appellation est désuète.

L’étude des origines de l’homme évolue au fur et à mesure des découvertes, dont certaines peuvent remettre en cause ce que l’on croyait. En 2017, la découverte fossiles humains d’Homo sapiens vieux de 315 000 ans a fait reculer de 100 000 ans l’apparition de notre espèce. Cette découverte a eu lieu à Djebel Irhoud, au Maroc : elle a également remis en cause l’idée solidement établie selon laquelle Homo sapiens serait né en Afrique de l’Est, comme les pré-humains.

Pendant le Paélolithique (3 000 000 – 12 000 av. n. è), les hommes sont des chasseurs-cueilleurs nomades qui suivent les animaux et changent de campement au gré des saisons. La maîtrise du feu, il y a environ 400 000 ans, permet la survie dans tous les milieux, y compris les plus froid. Le langage leur permet également de s’organiser. Les premières traces de traitement des corps des défunts remontent à 500 000 ans. Vers 100 000 avant n. è., les hommes préhistoriques enterrent leurs morts.

II. Les humains peuplent la Terre

De quelle manière les humains ont-ils peuplé toute la Terre ?

Il y a 2 millions d’années, les hommes quittent leur berceau africain. Homo ergaster (« l’homme artisan) rejoint le sud de l’Europe, ainsi qu’Homo erectus (« l’homme debout »), qui va jusqu’au nord de l’Europe et en Asie.

La découverte des fossiles de Djebel Irhoud démontre qu’Homo sapiens était sans doute présent sur l’ensemble du continent africain avant de migrer. Homo sapiens migre hors d’Afrique il y a environ 200 000 ans et peuple la Terre entière. L’étude des fossiles (apparence et traces d’ADN) permet de suivre ces migrations.

III. L’invention de l’art

Il y a environ 38 000 ans, l’homme développe des pratiques artistiques.

Par l’aréographie (projection de pigrments faits de terre ou de charbon par exemple sur une suface), la gravure, le dessin, ou encore la peinture, il orne les parois de grottes de représentations d’animaux, de signes géométriques et plus rarement de figures humaines.

C’est l’art pariétal, signe que l’homme développe des croyances et une représentation du monde.

Art pariétal : art pratiqué sur les parois des grottes d’il y a 38 000 ans à la fin du paléolithique.

Conclusion

Il y a près de 60 millions d’années, peu après la disparition des dinosaures, les primates commencent à se développer. Ils se différencient, il y a 7 à 10 millions d’années en deux rameaux : les grands singes et la lignée propre à l’homme.

Le genre homo apparaît vers 3 millions d’années avant notre ère. Avant, entre 7 et 3 millions d’années av. n. è., il y a les pré-humains : Lucy, Ororin, Toumai, etc.). Il se distingue des autres animaux par sa bipédie et par la grande taille de son cerveau, qui permet le développement d’idées. Le genre humain se différencie aussi par l’invention d’un langage et la fabrication d’outils.

Il y a eu plusieurs espèces humaines, plusieurs types d’homo, mais seul homo sapiens a survécu : c’est la seule espèce du genre homo a toujours exister (nous). L’homo sapiens, qui est apparu vers 300 000 avant notre ère, développe des pratiques culturelles : dès le Paléolithique, l’homme n’est plus une espèce animale mais un créateur de culture.

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